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Trois régions,  trois types de rayonnements pour une énergie solaire de haute qualité en RDC

Trois régions,  trois types de rayonnements pour une énergie solaire de haute qualité en RDC

Cet article est tiré de l’ouvrage Accéder à l’électricité en République Démocratique du Congo : Opportunités et défis de la Banque mondiale(Mars 2020) et du rapport Promouvoir l’investissement pour l’accès à l’énergie dans les pays les moins avancés de l’UN- OHRLLS

1. UNE DEMANDE CONTRASTÉE ET CONTRAINTE

La taille et la topographie de la RDC ont conduit à la création de poches de demande en électricité. Avec une superficie estimée de 2 345 000 km2, la RDC est le deuxième plus grand pays d’Afrique. Elle s’étend sur un territoire de la taille de l’Europe de l’Ouest et sa densité démographique est très faible (Banque mondiale, 2018).

Le pays est divisé en 26 provinces, dont certaines avoisinent la taille du Sénégal ou du Liban. La forêt tropicale, seconde en taille derrière celle du Brésil, couvre 55% du territoire national. La biomasse, comme le bois de chauffe et le charbon comme le montre une étude AECOM/EDF indiquant que l’énergie utilisée pour la cuisson en RDC provient de la biomasse à 92% (les trois quarts sous forme de bois de chauffe), une part qui s’établit à 79% chez les ménages urbains (dont deux tiers de charbon), représentant 90% de la consommation énergétique totale du pays et est utilisée principalement par les ménages. Mais outre le potentiel agro-industriel important répandu sur l’ensemble du territoire des réserves minérales conséquentes, en particulier de cobalt, de cuivre et de coltan, sont exploitées dans les provinces méridionales du Haut-Katanga, du Haut-Lomami et du Lualaba, les trois provinces du Kasaï, et dans l’est et nécessitent de l’électricité.

Avec une consommation annuelle d’électricité par habitant de 94 kWh, soit la moitié de la moyenne régionale, le pays se classe en avant-dernière position en Afrique subsaharienne confirme Energy in Africa – Challenges and Opportunities, Springer Open. La consommation totale d’électricité était de 7 266 GWh en 2015 (contre  4 533 GWh en 2000). 

L’économie est devenue plus intensive en énergie, avec une consommation électrique totale affichant un taux de croissance annuel composé (TCAC) de  3% entre 2000 et 2015, alors que sur la même période, le PIB par habitant progressait à un rythme moyen de 1,5%.

L’industrie est la première consommatrice d’électricité, avec 55% de la demande en RDC, suivie par le secteur résidentiel (35%), et les autres utilisations et services commerciaux (10%). Les niveaux de consommation industrielle et résidentielle d’électricité ont doublé depuis 2000 (respectivement + 111% et + 105% entre 2000 et 2015) alors que la consommation des services commerciaux et publics a diminué de moitié (- 48%). La consommation électrique résidentielle a cru à un rythme de 5% par an, soit un peu plus que le taux de croissance démographique moyen de 3,3%.

2. LES DÉFIS D’UNE DEMANDE EN RAPIDE AUGMENTATION

Défi 1 : Le rythme de l’électrification a été très lent, contraint par des taux de natalité et de pauvreté élevés

Défi 2 : L’urbanisation rapide crée des poches de demande à forte densité qui offrent l’opportunité d’étendre et de densifier l’accès au réseau électrique de manière économique

Défi 3 : La demande tant résidentielle qu’industrielle devrait croître rapidement

Défi 4 : Si cette demande croissante n’est pas satisfaite par une augmentation de l’offre et par des améliorations de l’infrastructure électrique, elle entraînera une nouvelle détérioration du service de l’électricité.

Défi 5 : La piètre qualité de l’électricité et les coupures de courant fréquentes entraînent des problèmes  importants pour les industries et les services dépendants de l’électricité.

3. RÉGIONS ET TYPES DE RAYONNEMENTS

Les trois régions de la RDC abritent de vastes étendues de terres dotées de ressources solaires de haute qualité. Le plus grand potentiel se situe là où la demande non satisfaite est la plus élevée le long de la frontière orientale et dans la moitié orientale de la région Sud-Ouest.

On trouve trois catégories de ressources solaires de qualité en RDC :

  1. Rayonnement moyen (entre 1 810 et 1 830 kWh/m2) à Goma, Kinshasa et Kisangani, dont la qualité équivaut à celles du nord du Maroc et de l’Inde orientale ;

2. Bon rayonnement (entre 1 860 et  1 900 kWh/ m2) à Bandundu ou Kikwit, et

3. Rayonnement exceptionnel à Kolwezi ou Lubumbashi (plus de 2 000 kWh/ m2), ce qui équivaut aux meilleures ressources au monde comme dans le sud de l’Espagne ou en Arizona (États-Unis).

CONCLUSION

Pour clore, avec la réduction rapide du coût des modules et des batteries solaires et une vitesse de déploiement plus soutenue que pour d’autres formes de production d’électricité, l’énergie solaire à grande échelle (raccordée au réseau ou via des réseaux isolés) est appelée à devenir compétitive en RDC, ce qui se traduit par une augmentation rapide de la capacité de production, en particulier dans l’sud-ouest du pays où la ressource est la plus importante. Aux coûts d’équipement actuels, des calculs sommaires donnent des estimations de prix inférieures au diesel, mais pas aussi faibles toutefois que l’hydroélectricité.

Selon un modèle financier simple, les tarifs moyens actualisés pour une centrale solaire photovoltaïque de 20 MWc vont de 11,1 cts USD/kWh (12,2 cts USD/kWh avec stockage) à Lubumbashi, où les ressources solaires sont optimales, à 15,5 cts USD/kWh à Kindu, où elles sont les plus faibles. Toutefois, pour parvenir à un faible coût moyen actualisé de l’électricité solaire photovoltaïque raccordée au réseau en RDC, il est nécessaire de combiner plusieurs facteurs, notamment le niveau de rayonnement, le niveau des CAPEX (contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, lignes de transport, coûts de développement, terrains), le coût du capital (dette et capitaux propres des investisseurs), la durée du contrat d’achat d’électricité et l’existence d’incitations fiscales. Les investisseurs examineront en particulier les risques liés au pays (par exemple la sécurité, le climat d’investissement, la protection des investisseurs), la répartition des risques entre le gouvernement et le producteur d’électricité indépendant, la question de la liquidité potentielle de l’intermédiaire financier (c’est-à-dire la viabilité financière et la solvabilité de l’intermédiaire financier) et le temps et l’argent investis par le producteur d’énergie indépendant dans le développement.

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Cet article a été écrit par Blanchard Bosey Iyolo qui est un contributeur de SolarEyes. Vous trouverez plus d’informations sur les contributeurs SolarEyes sur ce lien : https://solareyesinternational.com/solareyes-international-contributors/

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Simon Tyrus Caine

Simon Tyrus Caine is a solar energy expert with more than 10 years experience in the solar sector. Simon has worked and lived in more than 5 countries. Simon has been involved in solar installations, solar project development, solar financing as well as business development in the solar sector. At SolarEyes International, Simon manages content development and day to day operations of the organisation.

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